EN ROUTE POUR LE GRAND CHELEM MDS?

Eva LLINAS BAGUDANCH (D0904-ESP)

Eva LLINAS BAGUDANCH (D0904-ESP) a tellement aimé ce qu’elle vécu lors du HALF MDS FUERTEVENTURA et du MDS PERU qu’elle a décidé de compléter son Grand Chelem personnel avec « la GRANDE course, la course MYTHIQUE : le MDS MAROC. C’est ma première fois dans le désert marocain, et j’adore le système des tentes collectives. Je partage la mienne avec un concurrent espagnol rencontré sur le HALF et avec d’autres Espagnols dont j’ai fait la connaissance en arrivant ».

 

Bien sûr, comme bon nombre de participants, elle a beaucoup souffert lors des deux épreuves précédentes, en particulier au niveau des pieds, qui « se sont couverts d’ampoules dès le premier jour et m’ont fait souffrir jusqu’à la fin ». Sur la ligne d’arrivée, elle se souvient même s’être juré « Plus jamais ça !!! », mais quelques jours plus tard, la douleur était déjà oubliée et seuls restaient « les merveilleux souvenirs, les nouveaux amis, la convivialité et l’esprit du MDS ».

 

Les objectifs d’Eva pour l’épreuve marocaine sont du même ordre, car elle se fiche bien « du chrono ou du classement. Le plus important pour moi, c’est de terminer la course en profitant de chaque moment et en me faisant des nouveaux amis. » Son sac est d’ailleurs un peu plus lourd que le minimum règlementaire (8,3 contre 6,5 kg), mais elle est fière d’avoir réussi en diminuer le poids grâce aux leçons de ses précédents MDS.

 

Côté préparation, la coureuse géronaise a surtout pris beaucoup de repos après le Pérou et Fuerteventura, sans toutefois négliger les sports de montagne (snowboard, raquettes et alpinisme), qu’elle affectionne particulièrement. Et elle n’a surtout pas oublié ses pieds, qu’elle « traite depuis un mois avec différentes crèmes, pour essayer d’éviter les ampoules ».

 

Quand elle ne participe pas à des courses, Eva travaille dans une banque, avec des horaires matinaux qui lui laissent l’après-midi pour s’entraîner. Elle apprécie le soutien de ses collègues dans ses aventures sportives et espère qu’ils seront aussi nombreux à envoyer des messages qu’au Pérou, car « chaque message m’a donné un vrai shoot d’énergie ».

 

Après le MDS, l’Espagnole n’a pas encore arrêté son programme de courses, mais ce qu’elle sait déjà, c’est qu’elle ira dans la montagne, parce que « le désert, ça suffit comme ça !!! Les distances qui me tentent vont de 20 à 60 km, pour pouvoir m’amuser et profiter. »

 

En attendant, Eva est impatiente que la course commence. Elle savoure son bonheur d’être ici, dans le désert marocain, même si la nuit dernière, elle a eu « un peu froid. En plus, j’ai dû me lever au beau milieu de la nuit pour un besoin naturel, mais je ne l’ai pas regretté, car j’ai eu le souffle coupé par la beauté du ciel étoilé, le superbe clair de lune et le silence impressionnant. »