31eMDS 2016 FR bande-course

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Coup de barre extrême

Les concurrents de la 31e édition du MARATHON DES SABLES avaient 35 heures maximum pour boucler l’étape longue, d’une distance de 84,3 km cette année. Près d’une journée et demie ! Comment font-ils pour tenir ?

VC-01-1-398-bassedef« On n’en peut plus », lance Missira Fatimata KEITA (D398-SEN) en franchissant la ligne d’arrivée, après presque 85 km de désert parcourus en 27 heures. Elle a dormi deux heures, vers 1 h du matin, sur le cinquième check-point. « Sans ça, on n’aurait pas pu aller au bout » précise-t-elle. Le sommeil est une des armes dont disposent les coureurs sur le MARATHON DES SABLES.

Yee Ting CHAN (D742-HKG) franchit la ligne d’arrivée en titubant. Les bénévoles lui remettent ses bouteilles d’eau, et elle file sans un mot sous sa tente, avec la démarche d’une morte-vivante. Elle aussi s’est reposée, mais sans parvenir à réellement dormir. Elle est à bout de forces, et aura bien besoin du reste de la journée et de la nuit pour recouvrer suffisamment de forces pour l’étape marathon du lendemain.

20160414-JPK374-MAR-0395-bassedefUn concurrent français se dirige vers la tente médicale, il s’agit de Frédéric LANGLOIS (D265-FRA) de Montargis : « Le MDS pour moi, c’est une très belle randonnée. J’apprécie énormément l’environnement, la camaraderie, mais pas trop le côté course. On ne peut pas courir dans le désert. » Et du coup Frédéric marche de bout en bout, ce que permettent les délais très larges du MDS. C’est aussi une manière de gérer l’épreuve : simplement avancer sans se mettre dans le rouge, en profitant de l’organisation mise en place.

VC-01-1-416-bassedefMatthieu ROGER (D301-FRA) est un habitué des ultra-trails, et pour lui le MDS, « ce n’est pas une épreuve pour les purs coureurs. Ce qu’il faut, c’est gérer, marcher dès qu’il fait chaud ou que le sol est trop sablonneux, courir quand c’est possible, et surtout manger du solide régulièrement. Et aussi utiliser toute l’eau qu’on te propose, pour boire bien sûr, mais aussi pour se rafraîchir. » En effet de nombreux concurrents ne prennent qu’une des deux bouteilles qui leur sont proposées sur les check-points. Pourtant, le fait de se vider une bouteille d’eau sur la nuque est un très bon moyen de rafraîchir le corps… et l’esprit.

L’esprit justement, c’est peut-être lui qui souffre le plus sur le MDS. Douleurs physiques et fatigue extrême, combinées à la pression du chronomètre qui tourne et risque de vous éliminer si vous n’avancez pas, poussent les concurrents à bout. Des idées noires montent, les nerfs sont à fleur de peau, et au moindre signe de sollicitude d’un bénévole, les larmes affluent. Ces moments sont touchants : l’humain se révèle dans sa fragilité, mais dans sa force aussi, car une fois évacuées les larmes, c’est vers l’arrivée que les regards se tournent.

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