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Rory COLEMAN (D892-GBR) : « Je suis le britannique le plus stupide qui existe »

C’est d’un habitué dont il s’agit ici : Rory COLEMAN (D892-GBR) participe à son 13e MARATHON DES SABLES.

Rory COLEMAN (D892-GBR) n’a pas vraiment besoin qu’on le présente : s’il franchit la ligne d’arrivée samedi, ce Britannique aura terminé 13 MARATHONS DES SABLES. Ce qui le ramène année après année dans le désert ? Il ne sait pas vraiment. « Je suis probablement le Britannique le plus stupide qui existe » plaisante-t-il. « Le désert a un gros effet sur moi depuis 1999. Il a profondément changé ma vie. J’y ai rencontré ma femme, et c’est excellent de revenir année après année. »

Rory est venu à la course à pied un peu par hasard : « J’étais complètement hors de contrôle à la fin de la vingtaine et au début de la trentaine. Je ne savais absolument pas ce que je voulais faire. Un jour j’ai eu besoin de sortir pour aller courir. J’ai réussi à faire 100 pas… Mais j’étais heureux d’avoir trouvé une porte de sortie. C’est sans doute pourquoi je reviens ici année après année, et pourquoi j’ai couru près de fois la distance du marathon… » C’est peut-être aussi parce qu’ici plus qu’ailleurs, l’argent, ou qui vous êtes dans la vie, ne compte pas : « Tout le monde est sur un pied d’égalité. »

En connaisseur de l’épreuve, Rory commente les conditions de cette année : « Le vent rend les choses vraiment difficiles. Et puis je pense que Patrick BAUER, le Directeur de Course, a commandé une livraison spéciale de sable cette année. Les gens marchent beaucoup plus que d’habitude, ils ont des problèmes avec leurs pieds. C’est particulièrement difficile, comme en 2006. La première étape surtout. »

Rory coache également des personnes pour leur préparation du MARATHON DES SABLES : « Tout est dans la préparation. Certains sous-estiment la tâche que représente le MDS. Cette épreuve vous poussera dans vos retranchements. Moi-même, j’ai souffert les deux premiers jours. »

Faire avec les moyens du bord, Rory sait ce que ça signifie : « Quand je suis venu en 1999, il n’y avait pas encore de guêtres. Nous nous débrouillions avec du scotch. Il faut faire avec ce qu’il y a. » De même, il insiste sur le fait que peu importe la préparation, les conseils, finalement c’est vous qui vous retrouvez au milieu du désert à devoir parcourir 257 km : « Bien sûr que vous ferez des erreurs, mais c’est ce qui est marrant, non ? »

Rory n’est pas seul sur le bivouac : il a son téléphone portable. En fait sa femme Jenny attend leur second enfant, alors il tient à rester au courant. D’ailleurs sa femme a déjà gagné la course féminine, et elle aimerait bien revenir, mais « On verra après la naissance » indique Rory. « Ça me manque de ne pas l’avoir, je n’ai personne contre qui râler. »

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