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Ludovic DROMARD (D162-FRA) : Le corps est une belle machine

Passer d’une forte obésité aux portes du Top 100 du MARATHON DES SABLES en trois ans, c’est possible, comme le prouve ce Bordelais amoureux de nature.

En moins d’une minute de discussion avec Ludovic DROMARD (D162–FRA) , de Bordeaux, on comprend que l’homme a énormément de choses à dire, et que c’est bougrement intéressant : « En 2012, je faisais 131 kg. » Ça pose les choses…

Ludovic s’est mis à courir il y a trois ans seulement, et aujourd’hui il vient de terminer les deux premières étapes du MARATHON DES SABLES. « J’ai subi un by-pass de l’estomac, et suite à l’opération j’ai commencé à marcher sur recommandation du chirurgien. Au début c’était une demi-heure par jour, puis après je me suis mis à courir, d’abord 10 km, puis 20, puis on m’a acheté une montre GPS… Je me suis retrouvé embrigadé là-dedans, et j’ai couru mon premier marathon deux ou trois mois après mes débuts en course à pied. »

Avec son opération, le régime alimentaire recommandé et ce retour à l’effort physique, le corps de Ludovic change à vitesse grand V : « Tout de suite j’ai apprécié de rebouger et de voir mon corps changer en réaction à ces efforts. Ça a fait un changement total avec ma vie d’avant. » Avec ses 131 kg essentiellement localisés dans le ventre, Ludovic ne pouvait littéralement plus rien faire.

« L’obésité, ce n’est pas quelque chose qui se soigne avec un médicament, alors j’ai choisi le sport. » Au début, Ludovic courait tout seul, mais il a rapidement rencontré des « fêlés » comme il le dit en souriant et en désignant Arnaud, son voisin de tente. « C’est des gars qui courent beaucoup, et qui m’ont parlé de trail de 50, 80 km… J’y ai goûté, comme je suis jardinier et que je travaille dans la nature j’aime être au grand air. » Du coup Ludovic enchaîne les épreuves en montagne, et se retrouve rapidement ici, en plein désert. « Je me ressource. »

Ce défi qui pourrait paraître énorme, il est presque habituel pour Ludovic, surmotivé par les challenges : « Se surpasser, j’aime ça, et dans la course à pied et encore plus l’ultra-trail c’est exactement ce qu’on fait. » Le MARATHON DES SABLES est une première pour Ludovic, mais il est déjà venu dans le désert, au mois de février, pour s’entraîner. C’est son pote Arnaud qui l’a embringué dans la course, et ça se passe plutôt bien : Ludovic pointe à la 113e place au classement général après la troisième étape.

« Ce que je veux véhiculer en étant ici, c’est que rien n’est impossible. Le corps est une belle machine, et sans tomber dans l’extrême avec une grosse motivation on peut aller loin. »

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