31eMDS 2016 FR bande-course

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Elaine HORSEY (D998, GBR)

« J’étais prisonnière de mon corps »

Elaine Horsey est de retour sur le MARATHON DES SABLES pour se venger après une mise hors course en 2015. Son histoire est une inspiration pour toutes les personnes en surpoids.

Nous sommes assises dans une tente marocaine poussiéreuse et les participants font la queue pour leur dernier repas d’avant-course. Elaine, 63 ans, semble nerveuse, elle se demande pourquoi son histoire nous intéresse.

Je lui demande son numéro de dossard, elle me répond 998, heureusement pas 999 (Ndlr : le 999 est l’équivalent du 112 en France, le numéro d’urgence). La glace est brisée et elle se détend. De voir Elaine la veille du départ de la course me donne l’impression de contempler quelqu’un d’autre. Je l’ai rencontrée avant qu’elle commence à courir, elle pesait alors 83 kg de plus que maintenant. Ça représente l’équivalent de 8 sacs à dos remplis pour se lancer à l’assaut du MDS. Difficile à croire quand on la voit maintenant.

« J’étais prisonnière de mon propre corps. Je ne pouvais plus bouger. Je ne pouvais plus rien faire. Je n’avais pas de vie. » Son visage s’éclaire alors quand elle pense à ce qu’elle est devenue aujourd’hui. « L’exercice et le sport ont tout changé dans ma vie, vous ne pouvez pas savoir à quel point. Je veux montrer aux autres ce que l’on peut faire. C’est mon second MDS, je l’ai fait l’année dernière, enfin presque, j’ai été mise hors course à la deuxième étape. Je suis de retour pour me venger. »

Et cette revanche, elle l’aura ; Elaine est forte, et elle a mis toutes les chances de son côté : « Mon entraînement a été très différent de l’année dernière. J’ai beaucoup plus couru, moins marché. J’ai ajouté du fractionné, du cardio-training, et j’ai été coaché par la gagnante de l’année dernière, Elisabet Barnes. »

Sa stratégie ? « Je vais courir sur le plat, en descente, et marcher dans toutes les montées. L’année dernière je n’avais même pas réalisé d’affutage avant la course. Je ne savais d’ailleurs même pas que ce terme existait, c’est Elisabet qui m’en a parlé et je l’ai appliqué. Je me sens reposée, je ne suis pas blessée, je suis en forme. »

Elle évoque ensuite ses débuts en course à pied : « J’ai rejoint un groupe pour perdre du poids, j’avais un surpoids massif. Ils m’ont encouragée à faire de l’exercice et j’ai rejoint le London Moonwalk. Nous nous sommes entraînés 8 mois, jusqu’à atteindre la distance du marathon. L’année suivante j’ai fait 18 marathons et j’en étais à 30 pour fêter mon soixantième anniversaire. J’ai glissé vers les ultras, les courses sur plusieurs jours, et je suis arrivée au MARATHON DES SABLES. Ma vie a changé. »

Elle rejoint la queue pour le repas, au milieu de ces personnes athlétiques. Cette femme a trouvé sa place, et je sais qu’elle réalisera une belle course.

D998