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Laurent ROSSI (D156, FRA)

Un MDS tous les 10 ans

À 45 ans, Laurent Rossi (D156 – FRA) vient sur le MARATHON DES SABLES pour la deuxième fois. S’il avait adoré les dunes de Merzouga en 2006, il les as trouvées particulièrement ardues en 2016…

Allongé sous sa tente quinze minutes après avoir terminé la première étape du MARATHON DES SABLES 2016, Laurent Rossi n’a pas l’air d’un grand comique : le visage recouvert du sable collé par la sueur, son bidon de boisson de récupération à la main, le regard perdu dans le vide, il a plutôt l’air d’un survivant. Mais très vite les réponses fusent sur le ton de la plaisanterie : « J’ai fait le MdS il y a dix ans, on avait fini par les dunes de Merzouga, et cette année c’est par là qu’on commence. Tout le monde est en super forme et du coup tu attaques… enfin façon de parler. Disons que des fois tu fais des pointes à six, six et demi… Et du coup j’ai payé cash derrière, j’étais à la limite de la déshydratation. »

Des dunes et des paysages désertiques, c’est bien ce que Laurent est venu chercher dix ans après sa première expérience, mais pas que : « Je voulais goûter de nouveau à l’ivresse du désert. Ça vous marque longtemps. » Laurent voulait aussi revivre l’ambiance unique de cette épreuve, l’esprit de tente, les rencontres internationales, même s’il ne peut s’empêcher de chambrer les Britanniques, avec qui il passe beaucoup de temps dans sa vie professionnelle.

Malgré son bagage conséquent en ultra-distance (il a participé à plus de 25 épreuves de plus de 45 km depuis 2006), Laurent ne peut s’empêcher de commettre des erreurs de quasi débutant : « J’ai bientôt 46 ans, mais je fonce toujours, c’est la fougue de la jeunesse. Entre le CP1 et le CP2, après les dunes et avec la chaleur et le vent, j’ai déjà tapé dans les ressources mentales, des idées noires sont déjà remontées. »

Est-il inquiet pour la suite ? Pas vraiment non, au contraire il apprécie d’avoir déjà goûté aux difficultés de l’épreuve, car c’est finalement ce qu’il cherche, comme bon nombre de concurrents : « Demain tout le monde partira un peu moins rapidement, sachant qu’il y a dix bornes de plus. Ça commence fort cette année ! » En attendant la deuxième étape, Laurent goûte au confort de la tente, malgré le vent qui souffle en rafales : « Il y a dix ans, les tentes c’était des toiles de jute ou des sacs de café rapiécés, là c’est du quatre étoiles ! »

Alors Laurent, on remet ça dans dix ans ?

D156